Carnet 51 : Invité à une fête communale ...




Je vous disais donc que je revenais des îles du lac Titicaca et que nous avions eu la chance de tomber en même temps qu'un mariage où un groupe de musique mettait le feu. En revenant, sur le bateau, je passe un bon moment à discuter avec les membres du groupe. On chante chacun à tour du rôle des chansons françaises (que j'interprête merveilleusement bien !) et des chansons péruviennes. Ils me proposent à la fin de me joindre à eux pour une autre fête dans l'après-midi, j'accepte.
En les rejoignant, je crois que la fête est privée, une petite fête en famille quoi. Mais en arrivant dans ce village, je comprends que je viens de tomber dans une fête communale.
Il fallait voir ma tête en sortant du mini-bus, bouche ouverte à ne pas comprendre ce qu'il se passait autour de moi. De la musique, des costumes, des danses et un nombre impressionnant de personnes. Et moi qui pensait à une fête de famille !!!
Pour essayer de vous décrire, imaginez une fanfare de 40 personnes, mais imaginez qu'il y en ait 6 ! Quelles jouent sans partitions, sans chefs d'orchestre, sans fausses notes. Imaginez que chaque morceau dure une demi heure et imaginez le son d'un concert de rock à Bercy, mais amplifié et vous approcherez un peu de l'ambiance qui régnait sur la place centrale du village.
Imaginez aussi des gens dansaient tout autour de vous sans jamais s'arrêter et imaginez un mélange fantastique de couleurs.
Imaginez que je danse comme eux, en cercle une danse qui s'appelle "la morenada".
En plus des danses et des couleurs, imaginez toutes sortes de costumes que petits et grands portent pour cette fête de village.
Comme je vous disais, toutes sortes de costumes et de couleurs.
Mon nouvelle ami, Ernesto, un des membres du groupe, grâce à qui je vis ce moment intense et inoubliable. Il m'a présenté à toute sa famille et à tous ses amis et avec qui je reste toute l'après-midi.
Mon appareil-photo et surtout l'écran du numérique attirent les convoitises de tout le monde.

Ils me demandent tous de poser, seul ou en famille pour voir leur portrait ainsi fait.

(Survolez la photos pour observer l'évolution des poses).

Toute l'après-midi à danser et à boire de la bière, le principe étant de faire tourner une bouteille et un verre au sein de chaque cercle dansant.
S'ils me demandent de faire des photos d'eux, ils me demandent aussi de prendre de photos de moi avec les équipements et en compagnie de cette charmante demoiselle. Remarquez Ernesto au fond à gauche en train de danser et de chanter.

Et revoilà un des amis de Ernesto qui ne m'a pas lâché un bon moment pour prendre des photos.

(Survolez la photo pour le voir en compagnie d'une autre personne).

Il m'est assez difficile de vous décrire cet après-midi, je peux simplement vous dire que j'ai vécu un des plus grands moments de mon voyage.
Un autre cercle dansant dans la partie inférieure de la place centrale.
Des danses exécutée avec précision, encore que comme vous pouvez le voir, il y en a un qui s'est un peu loupé sur la droite !
La place faisait à peu près la taille d'un terrain de foot. Les footeux comprendront, les autres, vous pouvez constater que c'est grand.
Les membres de la famille de Ernesto en train de danser la morénada qui bizarrement est une danse bolivienne.
Et encore des photos pour la famille.
Un cousin de Ernesto qui ne m'a plus lâché toute la fin de l'après-midi, voulant même m'inviter à dormir chez lui.
Et ce fut ainsi jusqu'à 8h du soir, danse et musique sans s'arrêter.
A fond toute la journée.
Certains posent tout de même leur costumes pour se ravitailler au bar, qui consiste en un empilement de caisses de bières que tout le monde a mis en commun au préalable.

Et une dernière photo avant de retourner à Puno, la tête pleine de souvenirs. Quant aux villageois, ils remettent ça le lendemain, la fête dure 2 jours.

Un grand merci à Ernesto et à toute sa famille.



Carnet suivant